Lutte contre les drogues : une approche par l'investissement social dans les capabilités humaines

25 March, 2018 Avinaash I. Munohur

Article publié dans l'édition du 25 mars 2018 du journal Week-End. 

 

 « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve » - Friedrich Hölderlin

 

L’explosion récente de la consommation des drogues synthétiques appelle à une autre stratégie de prévention et d’intervention.

 

Les divers acteurs engagés dans cette lutte – allant des ONG aux travailleurs sociaux, en passant par les professionnels du soin -  le savent d’ailleurs très bien. Ils sont les premiers à tirer la sonnette d’alarme, qui commence à se faire entendre dans les différentes sphères du pays.

 

Il suffit de parcourir les rapports scientifiques des différentes organisations de santé publique, et de s’entretenir avec les victimes et les différents acteurs engagés quotidiennement sur le terrain, pour se rendre compte que les drogues synthétiques sont en bonne voie de devenir un problème majeur à Maurice – si ce n’est pas déjà le cas. Ces nouvelles drogues ont changé la nature du marché des stupéfiants, établissant ainsi de nouveaux modes de distributions et de consommations, chose face à laquelle notre système de prévention semble bien démuni. Les ONG comme CUT ou PILS sont particulièrement inquiets de la vitesse de progression de la consommation - notamment parmi les jeunes adolescents -, de l'accroissement considérable des populations touchées, ainsi que du manque de moyens et de concertation sociale pour s’attaquer à ce problème.

 

Il faudrait comprendre ce qu’ils sont en train de nous dire lorsqu’ils parlent de manque de moyens, car il ne s’agit pas uniquement d’un problème de volonté politique ou de budget, mais plutôt d’un problème de stratégie sur la nature et la portée même des politiques publiques à Maurice. Les interventions de terrain, l’accès aux soins, le suivi des traitements, le travail de réinsertion et la lutte contre les exclusions qui mènent à l’enfermement dans la logique de l’addiction sont, bien évidemment, essentiels. Mais ils ne suffisent pas. Les liens intimes entre toxicomanie, pauvreté, exclusion, petite délinquance, mal logement, chômage et prostitution sont autant d’éléments qu’il faudrait considérer si nous souhaitons développer – parallèlement à la prévention et aux soins psychologiques et médicaux – une politique publique dont la portée nous permettrait de repenser la nature même des politiques sociales à Maurice.

 

Il est, de ce point de vue, important de s’intéresser aux débats actuels sur les transformations des institutions publiques dans la production de la cohésion et du bien-être sociale ; et en particulier celui qui s’articule autour de la notion d’investissement social. L’intensité des débats autour de cette question démontre à quel point le concept est, en réalité, inabouti. Mais c’est peut-être aussi là tout son intérêt, car l’enjeu n’est pas, pour nous du moins, une application sans réflexion critique sur ce que ce concept pourrait nous emmener ; mais plutôt de comprendre les enjeux cruciaux qui y sont rattachés et qui peuvent donner un sens nouveau aux notions de citoyenneté sociale et de progrès social – notions qui ont longtemps légitimé le développement de la protection sociale dans l’idéologie postkeynésienne.

 

Le cœur de la perspective de l’investissement social repose sur la théorie du capital humain et sur la nécessité d’un investissement tout au long de la vie, dès la petite enfance ; l’objectif étant de réduire la transmission intergénérationnelle des inégalités. Ce qui devrait nous interpeler immédiatement, c’est le terme même d’investissement… il s’agit, à la lettre, d’investir dans le développement du capital humain, comme une entreprise investie dans son propre développement en vue d’augmenter ses capacités de production, et donc ses revenus. Pour une entreprise, un investissement est une dépense dont le but est de produire un retour sur cet investissement. Or, les choses ne sont, en réalité, pas différentes ici. L’investissement social est un investissement dans les capacités humaines d’une société, investissement qui appelle à un retour sur l’investissement qui se traduit dans ce cas précis par un accroissement des capacités de production des individus, et donc par une croissance de l’économie.

 

Nous nous trouvons ainsi dans une logique qui considère que l’humain est un moyen de réalisation des finalités économiques. Les critiques les plus virulentes voient d’ailleurs dans l’investissement social une perspective qui réduit les politiques sociales à une finalité purement productiviste ; se focalisant uniquement sur le rendement économique des politiques sociales – la fameuse étude sur le crime et la punition de Gary S. Becker en est un excellent exemple. L’investissement social aurait ainsi, pour seul objectif, de favoriser l’autonomie des individus en tant qu’acteurs économiques productifs, et non de les préserver des aléas du marché et de les permettre de s’épanouir en tant qu’individus.

 

De ce point de vue, il est particulièrement intéressant de considérer les différents discours des acteurs économiques et politiques à Maurice. Un rapide tour d’horizon suffit pour se rendre compte qu’ils ont pris la pleine mesure des politiques liées à l’investissement social, mais qu’ils semblent emprisonnés dans cette approche instrumentaliste. Par exemple, nous avons à Maurice l’obsession de la croissance économique, comme s’il s’agissait de l’unique finalité de l’action du gouvernement, de l’activité productive du secteur dit « privé » et des dispositifs de normalisation des formes du travail et de la socialisation. Mais soyons réaliste, la croissance est d’une importance capitale car nous ne pouvons pas envisager des progrès sociaux réalisables sans elle. C’est une croissance soutenue qui nous permet des emprunts importants et la mise en place de politiques publiques d’envergures. Le problème n’est pas dans le fait que les forces productives s’affairent à la production de richesse, et que le gouvernement – à travers ses politiques publiques – fassent tout pour favoriser la croissance. Le problème est plutôt dans le fait que nous n’avons pas entièrement compris que l’investissement social était également un moyen politique de remettre en question les finalités des politiques sociales, les principes qui les fondent et le contrat social qui leur est sous jacent.

 

En d’autres termes, l’investissement social nous donne d’autres moyens d’actions sur la cohésion sociale si nous voulons bien regarder par-delà la vision strictement productiviste de l’investissement dans le capital humain. Les recherches d’Amartya Sen – Prix Nobel d’économie et éminent penseur du développement dans les pays émergeants – s’avèrent particulièrement pertinentes dans le développement d’une approche différente, notamment concernant la valorisation du rendement « social » de l’investissement social. En effet, Sen conteste l’interprétation dominante du capital humain fondée sur une perspective de l’acteur rationnel orienté uniquement vers la maximisation des moyens de production. Donnant, par exemple, la réplique à James Heckman sur les investissements publiques en matière d’éducation, Sen démontre que l’éducation ne permet pas uniquement l’accumulation de savoirs dont la finalité est l’amélioration des facteurs de production, mais améliore également la capacité à communiquer, à argumenter, à socialiser, à créer des liens et à faire des choix informés chez un individu. Elle accroît, et c’est là tout le sens de sa démonstration, la capacité et la liberté de l’individu à construire sa propre vie - éléments fondamentaux pour le développement de la démocratie et de la citoyenneté.

 

Sans jamais minimiser le rôle de la croissance dans la capacité à investir dans le progrès social, Amartya Sen valorise un élargissement de la compréhension du rôle de l’investissement dans le capital humain par-delà les retombées économiques, et ce grâce à sa théorie des capabilités humaines. La distinction entre capital humain et capabilité humaine chez Sen doit être comprise comme analogique à la distinction classique entre moyen et fin. « La reconnaissance que la croissance économique relève aussi de facteurs humains, aussi capitale qu’elle soit, ne nous dit rien des raisons premières pour lesquelles la croissance économique doit être poursuivie. Si, au contraire, l’accent est mis, en dernier ressort, sur le développement de la liberté humaine à vivre sa propre vie, alors le rôle de la croissance économique en tant qu’elle favorise les opportunités d’épanouissement individuel doit être intégrée dans une théorie du développement où l’extension des capabilités humaines permet à chacun d’être plus libre et de s’épanouir »[1].

 

 Amartya Sen

                                Amartya Sen

Le challenge nous est lancé : ne plus penser l’investissement social en terme d’augmentation du capital humain mais comme le développement des capabilités humaines. Ne plus considérer l’être humain comme un simple moyen de production, mais comme la finalité du processus économique – celui vers qui les bienfaits de la production sont orientés. C’est en réalité à un changement de monde que nous invite Amartya Sen, tout comme d’autres intellectuels d’ailleurs - surtout ceux issus des pays émergeants. Et ceci, n’est pas un hasard. Il suffit de lire un peu les historiens de l’économie pour se rendre compte que les sciences économiques ont, dès leurs fondations avec les Physiocrates, toujours considéré l’humain comme un moyen d’augmentation de la production. Absolument toutes les théories du travail dans le corpus libéral – qui a produit notre monde de l’échange et de la circulation - renvoient à la capacité de la force humaine à s’inscrire comme le facteur essentiel dans la production d’une marchandise qui s’inscrit elle-même dans un circuit d’échange qui permet l’augmentation des richesses d’une société. Ce que ces mêmes historiens de l’économie nomment le mercantilisme et le keynésianisme n’échappent pas à ce constat. Le mercantilisme[2], en tant que mode de production, fut l’instrument économique de l’expansion coloniale européenne. L’idéologie mercantiliste est allée jusqu’à la démonstration philosophique et morale de la marchandisation même de la vie humaine - l’esclavage - afin de justifier les processus d’accumulation et les immenses transferts de richesses des colonies vers les centres[3]. Le keynésianisme a lui inspiré l’alliance d’un capitalisme de libre marché avec une certaine conception de l’interventionnisme qui a permis l’émergence de ce que la sociologie nomme « la classe moyenne » - grâce notamment à la construction de l’État providence et à la diversification de l’économie.

 

Ces références au mercantilisme et au keynésianisme ne sont pas anodins. Nous ne devons pas oublier que la République de Maurice est l’héritière d’une histoire coloniale riche et dont le moteur économique était le mercantilisme – l’esclavage et l’engagisme en étant les incarnations. Nous ne devons pas non plus oublier que l’accès à un niveau de vie plutôt élevé pour une majorité de nos concitoyens a été rendu possible par les politiques publiques de l’État providence dans l’Ile Maurice postcoloniale – ce terme devant ici être compris comme voulant littéralement dire « dans la suite du colonialisme », d’après l’anthropologue Arjun Appadurai. Ces idéologies économiques se trouvent ainsi au fondement même de la division du travail, de la division du capital, et de leurs reproductions sociales dans notre pays. Ils ont façonné l’infrastructure économique à partir de laquelle les rapports politiques et sociaux prennent leurs sens à Maurice. Ils se trouvent également au fondement du néolibéralisme actuel, qui perpétue ces logiques historiques par les moyens d’un capitalisme hautement financiarisé.

 

Ainsi, nous ne comprendrons pas comment les inégalités de l’Ile Maurice d’aujourd’hui s’inscrivent dans une filiation intime avec notre histoire si nous n’élargissons pas notre regard pour considérer les structures économiques et idéologiques qui ont produit les rapports de pouvoir, la division hiérarchique de la société, les mécanismes d’assujettissements et les conduites socio-politiques dans notre pays. Et nous ne trouverons pas les tactiques adéquates pour la production de la justice si nous ne cherchons pas les leviers d’actions dans cette même structure historico-économique, car ce sont les contradictions même d’un système qui sécrètent les bases de leurs propre dépassement - ce que Hölderlin illustre de manière admirable dans sa formule : là où croit le péril croît aussi ce qui sauve.

 

Amartya Sen, à travers sa théorie des capabilités humaines, nous donne un fondement théorique fort à partir duquel nous avons les moyens de penser ce dépassement à travers l’investissement social dans les conditions de la lutte contre les inégalités dans l’Ile Maurice postcoloniale – les inégalités issues de nos histoires coloniales tout autant que celles produites depuis notre indépendance d’ailleurs. L’un des leviers qu’il nous semble intéressant à explorer est la conception même de l’individu humain dans la société mauricienne actuelle. Ceci appelle à une réflexion normative approfondie, notamment autour de la question des institutions d’État dans la dispensation des savoirs et des compétences chez les individus – savoirs et compétences qui sont, aujourd’hui, complètement assujettis à la logique du marché du travail. Mais l’approche par l’investissement social peut s’inscrire dans l’agenda du développement d’autres savoirs et d’autres compétences qui s’inscriront plutôt dans le développement des capabilités humaines, dont l’objectif serait plutôt le développement d’une autre forme de citoyenneté. Une citoyenneté plus égalitaire et plus juste. Une citoyenneté où le développement social, intellectuel, artistique, sportif et culturel[4] de l’individu aurait une place tout aussi importante que le développement des compétences professionnelles. Il ne s’agit pas simplement de réduire la pauvreté, les discriminations et les logiques de l’exclusion mais de s’attaquer à leurs fondements même, et de voir dans ces fondements la source des inégalités sociales et économiques à Maurice. Il y a là une réflexion d’envergure à mener.

 

Ce long détour peut sembler bien éloigné des considérations sur la consommation des substances illicites, mais nous sommes en réalité dans le cœur même du problème. Tout effort de transformation de la société restera au point mort si le théorique ne trouve pas un terrain de déploiement pratique – c’est ce que Hegel nommait la praxis. Hors, toute praxis doit rencontrer son problème fondamentale, sa zone de fracture, là où la structure qui sous-tend la reproduction d’une société se heurte à ses limites et demande à basculer dans un autre agencement – quelque chose qui ressemblerait à un progrès. Ces zones de fractures se retrouvent en générale dans des problèmes sociaux dont l’ampleur appelle à un renouvellement de nos pratiques sociales, à un changement de politique publique, à une redéfinition du cadre légale et, en fin de compte, à une autre perception de la vie en société. Le problème des armes à feu aux Etats-Unis en est un excellent exemple. S’attaquer au second amendement de la Constitution américaine c’est, en réalité, questionner toute l’histoire même des Etats-Unis et le rapport de la société américaine contemporaine avec la violence de cette histoire – violence génocidaire, raciale, sociale etc. Ce problème réclame de chaque citoyen Américain une émancipation de ces fondements belliqueux, émancipation qui leurs donnerait la possibilité politique d’œuvrer pour une société plus juste et plus apaisée.

 

Il nous semble que la crise actuelle des substances illicites porte en elle le même potentiel et le même impératif. Elle nous met en face d’un des plus grands défis de notre histoire récente, dont l’exigence finale est de savoir réinventer notre société dans l’impératif de la justice sociale et de l’égalité citoyenne. Le problème des drogues nous donne une porte d’entrée concrète, pragmatique et fonctionnelle dans les problématiques stratégiques liées aux réformes de l’État providence, au renouvellement de la vie politique à Maurice et à l’objectif même des investissements sociaux.

 

Nous ne pourrons pas enrayer efficacement le fléau des drogues si nous ne nous mobilisons pas politiquement pour combattre la pauvreté, l’exclusion et la corruption. Nous nous devons de lutter pour des réformes d’ampleur qui auront pour but l’amélioration de notre système de santé, de notre système éducatif et de notre système pénale. Le Drug Report 2017[5] du United Nation Office on Drugs and Crime (UNODC) est absolument claire sur la question : la spirale de la consommation des substances illicites est intimement liée aux logiques de l’exclusion – logiques qui englobent des phénomènes aussi variés que la pauvreté, la petite délinquance, la prostitution, le mal-logement, le chômage, l’inégalité des chances ou encore la corruption.

 

Nous devons donc comprendre comment ces logiques opèrent, quelles sont leurs liens avec notre histoire, et comment nous pouvons trouver des moyens d’actions efficaces pour les combattre. Nous devons adopter un regard critique sur l’inadéquation de l’intervention de l’État et sur l’inutilité de certaines dépenses publiques qui auraient dû être investies dans la promotion de la justice sociale. Pour ne mentionner que deux faits divers de ces dernières semaines, la Présidente de la République, après avoir tenté de prendre notre démocratie en otage, a démissionné afin de conserver une grasse pension et des privilèges à vie ; pendant que des nouveaux nés mourraient dans nos hôpitaux publiques - chose qui semble n’avoir ému aucun de nos politiciens. Cette situation est une insulte sans nom envers tous les citoyens de ce pays. Pendant encore combien de temps tolèrerons nous ce manque de vision, cette incompétence et ces abus au sein de l’État, alors même que notre avenir est en péril ? Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit.

 

Alors que nous venons de célébrer les 50 années de notre indépendance, et que certains discours partisans s’émeuvent depuis un moment déjà du chemin parcouru, nous pensons qu’il serait bien plus urgent de nous préoccuper des 50 années à venir en nous intéressant à un débat de société dont le pouvoir de rassemblement dépasse toute appartenance partisane, idéologique, communautaire ou religieuse. Lors d’une réunion récente sur l’impact social des drogues synthétiques qui réunissait des victimes, des ONG, des acteurs sociaux et des politiques ; plusieurs acteurs de terrain étaient alarmés de la moyenne d’âge de la première prise de drogue synthétique chez les jeunes Mauriciens, qu’ils estiment à 12 ans. Ce chiffre à lui seul démontre l’ampleur du problème et le danger qui nous guette si nous n’agissons pas rapidement et efficacement.

 

Les moyens d’actions existent. Ils peuvent même être très efficaces, mais ils requièrent le courage politique de repenser notre société. Cette dernière doit être le moyen d’une vie épanouie et significative pour tous les citoyens Mauriciens, et les politiques publiques se doivent d’être orientées vers ces finalités. Nous avons une opportunité rare, historique même, de développer une stratégie politique d’envergure dont l’objectif serait la conversion de la société mauricienne dans un agencement progressiste majeur. La prolifération des substances illicites peut être un mal pour un bien, si nous taclons le problème comme il se doit, notamment en repensant nos politiques sociales. Ces dernières doivent s’inscrire dans une stratégie de développement qui permettra le progrès de l’humain et des pratiques égalitaires. La consommation des substances illicites, la pauvreté, le crime, la corruption, les abus de pouvoir et les dépenses publiques inconsidérées sont des entraves inacceptables au développement de notre pays. La diversité des talents et des compétences de notre peuple est la première richesse dont nous disposons et l’investissement social doit avoir pour unique but l’augmentation de la puissance d’agir de ces talents et de ces compétences - dans les conditions d’une amélioration de la qualité de vie de chaque citoyen. La croissance économique soutenue n’a aucun sens si elle n’est pas mise au service du développement et de l’épanouissement de la liberté et des capabilités de chaque Mauricien dans une société juste et égalitaire.

 

Nous pensons donc qu’approcher la lutte contre la prolifération des substances illicites par le biais théorique de l’investissement social et du développement des capabilités humaines, nous permet un regard neuf sur les conditions de notre vivre-ensemble et les moyens à être déployés pour combattre les logiques de l’exclusion dans l’Ile Maurice postcoloniale. Cette approche appelle au renouvellement de nos pratiques politiques et institutionnelles, et en dernier ressort, à l'accomplissement d’un autre contrat-social et d’une autre citoyenneté que nous sommes dans l’urgente nécessité d’inventer si nous ne voulons pas que notre avenir ne s’évanouisse.

 

par Avinaash I. Munohur

 

Notes:
[1] Amartya Sen dans « Development as Freedom » (page 295-296).
[2] Nous n’ignorons pas le débat virulent sur la multiplicité des théories mercantilistes mais, par souci de simplicité, nous préférons parler ici du mercantilisme - au singulier.
[3] John Locke, philosophe libérale des Lumières - vaillant défenseur de la liberté et marchant d’esclaves - en était l’idéologue en chef.
[4] Ce terme ne doit pas ici être compris comme voulant dire « socio-culturel ».
[5] Lien du Drug Report 2017 : https://www.unodc.org/wdr2017/index.html

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